I want to be a pilot…

On les appelle : « bidonvilles »
(évoquant originellement les constructions faites à partir de bidons),
« favelas » au Brésil ou encore « slums », « townships »…
Et ils concernent une proportion croissante de la population mondiale.
On estimerait aujourd’hui leur nombre à près d’1 milliard de personnes.

Nous voici aujourd’hui à Kibera
Vraisemblablement le plus grand bidonville d’Afrique

Kibera signifierait « forêt » en langue nubienne.
Rappelant qu’il fut prioritairement mis en place au début du XXe siècle
Durant la période de l’Empire britannique
Afin d’accueillir des soldats nubiens des King’s African Rifles

En 2006 le réalisateur Diego Quemada-Diez
Entreprend de raconter la réalité de Kibera
Avec son court-métrage : I want to be a pilot
(iwantobeapilot.com).
À l’instar des orphelins qui s’y multiplient,
Frappés par divers fléaux dont le SIDA,
Le jeune Omondi* nous y emmène à la rencontre de son existence… et de ses rêves.

En 2014, la Journée mondiale de l’habitat avait « pour vocation de donner voix au chapitre aux habitants des bidonvilles. Souvent, ces derniers vivent pratiquement dans l’anonymat, ils n’ont pas d’adresse, ne sont pas recensés et ignorent quand leurs conditions de vie s’amélioreront. […] Laissons les habitants des bidonvilles nous dire ce qui marche et ce qui ne marche pas, et ce qu’il nous faut faire. » – Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU.

*Omondi signifie que « quand je suis né, j’ai réveillé ma mère très tôt le matin »…


Repensons le plastique…

Une aventure au fil des siècles
Clamant le génie de l’humanité
D’invention en invention
Les techniques s’y affinent
Histoire du plastique

Découverte du caoutchouc, de la vulcanisation
Apparition du mot polymère (1866)
Mise au point du celluloïd (1856/1870) puis de la cellophane (1908)
Après un siècle de perfectionnement, fabrication industrielle du polychlorure de vinyle – PVC (1931)
Apparition des polyamides en 1935 : le nylon !
Découverte du polycarbonate en 1953…

Depuis 1950
Production de 8,3 milliards de tonnes de plastiques
Et la belle aventure a viré au cauchemar
L’invention géniale s’est disséminée
9 % ont été recyclés,
12 % incinérés
Et 79 % ont été accumulés dans des décharges ou dans la nature

Surexploitation des combustibles fossiles
Additifs toxiques
Substances chimiques
Perturbateurs endocriniens
Matières non biodégradables
Menace majeure pour nos océans

– STOP –
Dans nos actes
Dans nos comportements
Dans nos pensées
Repensons le plastique…


Veillées :

  • Senteu et Olanana

    Il était une fois deux frères, Senteu, l’aîné appelé à succéder à son père, le Laibon (chef des Masaï) et Olonana, son cadet. Les pouvoirs de Mbatiany, leur père, étaient sans conteste des plus accomplis. Celui-ci pouvait guérir, pratiquer la divination, et connaissait en outre tous les rituels qui conviennent à la riche culture des Masaï. Or, ses derniers instants étaient comptés. Bientôt il rejoindrait les esprits et il décida d’appeler Senteu. Il lui annonça qu’il s’apprêtait à mourir et qu’il avait décidé de lui transmettre tous ses pouvoirs. Il lui demanda de venir à l’aube recevoir sa bénédiction. Il ferait alors de lui le chef incontestable de toute la communauté. Il l’enjoignit de bien respecter cette ultime demande et en précisa tous les attributs ainsi que les objets qu’il devrait amener avec lui. Mais dans l’ombre, Olonana avait tout entendu. Il alla aussitôt en prévenir sa mère et tous deux, animés du même désir, convinrent qu’il fallait agir ! Ce fut ainsi qu’aux premières lueurs de l’aube, Olonana se présenta à Mbatiany. Celui-ci, alité et faible, le pria de se présenter. À quoi Olonana répondit qu’il était Senteu et qu’il venait comme ils en avaient convenu la veille. La supercherie fut totale et Mbatiany, sans se douter de rien, transmit donc à Olonana l’ensemble des insignes du pouvoir ainsi que la connaissance qui y était attachée. Puis il quitta précipitamment la case. Sur son départ il croisa Senteu qui devina au premier regard l’étendue de la fourberie. À son tour il se présenta devant son père et celui-ci lui demanda qui il était. Assurant qu’il était le vrai Senteu, père et fils comprirent qu’ils avaient été dupés. Hélas, ce qui était fait ne pouvait plus être défait. Néanmoins Mbatiany lui confia une boîte magique qui lui permettrait de jeter des sorts. On dit que plus tard, Senteu parvint à gagner une plus grande estime du peuple Masaï, et Olonana pour maintenir son pouvoir dut faire appel aux colons. Mais c’est là une autre histoire…