Semiovalley – Digital Chronicles / 2 : « Record », the master word?

Semiovalley – Digital Chronicles / 2 : « Record », the master word?

Semiovalley - Chroniques numériques / 2 : « Enregistrer », le maître-mot ?

Enregistrer (angl. record / chin. 记录 jìlù - 记载 jìzǎi... ). Si l’on consulte quelques définitions usuelles, /enregistrer/ consisterait en droit courant à « Inscrire sur un registre public ou privé » (rappelant au passage l’étymologie du terme en français, regerere « porter en arrière »). On y trouvera également le sens de : « Consigner par écrit, noter ». Ce à quoi l’âge informatique ajoutera : « Transcrire des informations sur un support matériel »... Soit ! Pourtant, n’y aurait-il pas là un possible décalage avec le caractère fondamental que la notion d’enregistrement revêt désormais ? Au fur et à mesure des perfectionnements portant sur les capacités de fixation de l’écriture, du son, de l’image, voire de la pensée, des sensations ou des émotions, l’enregistrement occupe une part de plus en plus décisive dans la gestion des affaires humaines. Ce qu’on a, par confusion du langage, tendance a appelé la « mémoire numérique » relève davantage d’un archivage systématique et il y a tellement de motifs – et de moyens – pour l’amplifier (marchands, idéologiques, sécuritaires, distractifs...) qu’on ne voit pas pourquoi cela cesserait. Ou plutôt l’on perçoit comment son amplification est en mesure de conforter la place dominante que l’enregistrement s’est octroyée selon un absolu qui pourrait répondre à ce slogan : « Enregistrer tout et tous tout le temps et partout ». Il est certes d’usage courant de rappeler ici l’argument selon lequel : « Si nous n’avons rien à cacher, nous n’avons rien à craindre »... incluant bien évidemment toutes les dénonciations qui l’accompagnent dont en premier lieu le fait qu’il n’ait point besoin d’avoir quelque chose à cacher pour avoir envie de le cacher...
De quoi songer pour l’instant à une ébauche d’indéfinition que je soumets à votre amélioration... « Enregistrer : Fixer toutes sortes de contenus, connaissances ou données, publics ou privés, consentis ou non, sur des supports variés et évolutifs (plus ou moins durables et sécurisés), visant non seulement à leur stockage mais à leur exploitation. Les autorités qui contrôlent ce mécanisme, qu’elles soient établies de fait ou de droit, et les procédures qu’elles mettent en œuvre pour en tirer avantage pourraient être théoriquement évaluées sur une (ou plusieurs) échelle(s) éthique(s) au regard de leurs usages contemporains et/ou futurs. » Où l’on se demandera – entre autres – qui est en mesure d’élaborer de telles échelles ? Selon quels critères, quelles valeurs ? Pour quel modèle de société ?... Quant aux concepts impliqués, outre celui d’enregistrement, nous ne saurions trop nous attarder sur ceux cités de mémoire, d’archivage, de contrôle, de secret, de confiance ou encore d’oubli... à suivre.

Décryptage du pantopic (de G à D) : information / dans / temps / espace / stockage / contrôle / monde numérique

Any suggestion, improvement…? Many thanks and please, contact us…
Back to Top