Shichi-go-san

Shichi-go-san

Shichi-go-san 七五三 "Seven-Five-Three" - Rite of passage in Shinto.


Shichi-go-san 七五三 "sept-cinq-trois" - Un rite de passage pour petits garçons et petites filles dans le Shintoïsme.

Minik Wallace

Minik Wallace

Minik Wallace (1890-1918) - An Inuit person who was brought from Greenland to NY City by Robert Peary in 1897 as he was in early age, with other members, most of whom died there, implying a particularly difficult destiny until his death during the Spanish flu epidemic.


Minik Wallace (1890-1918) - Un membre de la communauté inuite qui enfant a été conduit du Groenland à New York par Robert Peary en 1897 en compagnie d'autres membres dont la plupart y décédèrent, ce qui lui vaudra une destinée particulièrement tourmentée jusqu'à sa mort durant l'épidémie de grippe espagnole.

Koinobori

Koinobori

Koinobori 鯉のぼり - A traditional event, taking place on May 5th, today Children's Day (Kodomo no Hi, 子供の日).


Koinobori 鯉のぼり - Un événement traditionnel qui se déroule le 5 mai, jour de la fête des enfants (Kodomo no Hi, 子 供 の 日).

Hunahpu and Xbalanque

Hunahpu and Xbalanque

Hunahpu and Xbalanque - Maya Hero Twins, central figures of the Popol Vuh - Often portrayed as complementary of life and death, sky and earth, day and night, sun and moon.


Hunahpu et Xbalanque - Héros jumeaux Maya, figures centrales du Popol Vuh - Souvent décrits comme complémentaires : de la vie et de la mort, du ciel et de la terre, du jour et de la nuit, du soleil et de lune.

femme

Une des deux divisions principales du genre humain, pouvant dans une approche globalisante faire l’objet de jugements catégoriels portant sur sa corporéité, sa psychologie, sa représentation de soi, des autres, du monde, etc. – Renvoie à une démarcation culturelle, sociale, juridique, politique, religieuse… variable selon les sociétés mais souvent traduite par une forme plus ou moins accentuée et appliquée de domination des hommes et du profit qu’ils tirent de cette situation – Peut alors donner lieu à une revendication d’équité ou de parité – A l’échelle individuelle, toute femme – comme tout homme – ne peut ni ne devrait se concevoir à travers le seul filtre du genre tant est bien plus complexe l’humanité qui les unit.

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jumeau/lle

Se dit de deux ou plusieurs enfants nés ensemble d’une même mère – Ce type de naissance donne lieu chez les parents et l’entourage à de nombreux sentiments, jugements, voire superstitions ou croyances liés à sa relative rareté – Occasionne un rapport souvent particulier, généralement intense entre les jumeaux/elles qui se déploie dès l’enfance et peut se poursuivre toute l’existence.

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espèce

Division du genre, constituant un regroupement d’éléments ou d’individus partageant des caractéristiques communes.

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sibling

One of two or more individuals having one or both parents in common, a brother or sister – From birth and over time, they develop a relationship of mutual dependence (love, affection, complicity, respect or, on the contrary, indifference or even hostility) that life reinforces or not according to the events which have been experienced.


fratrie

Deux personnes ou plus ayant un ou deux parents en commun, un frère ou une sœur -Développent à partir de la naissance et dans le temps une relation de dépendance mutuelle (amour, affection, complicité, respect ou au contraire indifférence voire hostilité) que la vie renforce ou non en fonction des événements vécus.

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parent

Person who, after having given birth to one or more children, or having taken them under his/her responsibility, generally seeks to reconcile everything to which it involves: affection, listening, education, authority, well-being, etc. The role of parent, often happy, sometimes difficult, does not cease with the maturity of the children, although it is called to change.


parent

Personne qui après avoir mis au monde ou pris sous sa responsabilité un ou plusieurs enfants, cherche généralement à concilier tout ce à quoi cela engage : affection, écoute, éducation, autorité, bien-être, etc. Le rôle de parent, souvent heureux, parfois difficile, ne cesse pas avec la maturité des enfants, bien qu’il soit appelé à se transformer.

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marriage

Union of two or more persons entering into an alliance under the law or/and religion, with the aim of founding a family (reproduction, adoption) or/and consolidating a mutual attachment and affection, or/and acquiring a social status, or/and benefiting from specific advantages (e.g. taxation), etc. - The resulting commitment confers on the protagonists of the union variable rights and duties according to culture, gender, rank in society, etc. - From love marriages to arranged or even forced marriages (e.g. kidnapping), the conditions that accompany the beginning of this union may or may not augur for the well-being that each person will find there - Finally, depending on the civic or spiritual codes in force, marriage may or may not be considered inalienable.


mariage

Union de deux personnes, parfois plus, contractant une alliance au regard de la loi ou/et de la religion, dans le but de fonder une famille (se reproduire, adopter) ou/et de consolider un attachement et une affection mutuelle, ou/et d’acquérir un statut social, ou/et de bénéficier d’avantages spécifiques (fiscalité par ex.), etc. – L’engagement qui en résulte confère aux protagonistes de l’union des droits et devoirs variables selon la culture, le sexe, le rang dans la société, etc. – Du mariage d’amour au mariage arrangé, voire forcé (pouvant procéder du kidnapping par ex.), les conditions qui accompagnent les débuts de cette union, augurent ou non du bien-être que chacun y trouvera – Enfin, selon les codes civiques ou spirituels en vigueur, le mariage peut être considéré inaliénable (ou non).

Marriage Pantopic Scheme

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sorte

Division d’un ensemble en éléments présentant les mêmes caractéristiques et/ou attributs.

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humanité

Regroupant de facto l’ensemble des êtres humains présents, ou quelquefois passés et/ou à venir, l’humanité renvoie aussi ou surtout à la responsabilité que l’appartenance à cette espèce est censée déléguer à chacun, à chacune de nous. On pourrait alors douter de pareille responsabilité, et ce faisant de l’humanité au regard de tout ce qu’elle n’est pas, ou qu’elle n’est pas encore, a fortiori de ce qu’elle est capable de produire comme nuisance, déni, et misère – Toutefois, à qui profite ce doute ? L’humanité peut-elle donc constituer un axe prioritaire d’éducation en ouvrant l’esprit de chacun.e à ses devoirs envers elle-même et les autres espèces, et à notre devenir INEVITABLEMENT commun ? Ceci supposerait que naisse un véritable projet planétaire culturel, écologique, social, artistique, éducatif... instruit de toutes les composantes susceptibles de l’aider à s’accomplir...

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grandparents

Parents of our parents, alive or not, grandparents are often associated with a series of real or imaginary representations in which the ideas of transmission, inheritance, complicity, and sometimes even authority can be mixed... Depending on the closeness to them, or on the contrary a certain distance, depending on the establishment of certain links, they embody a generation with which we feel more or less in correspondence, questioning, listening, and dialogue. If we may be grandparents through natural and biological evidence, we become grandparents by a whole series of thoughts and gestures, accompaniment and attention, depending on the variations of life and the highly differentiated situations it can nurture.


grands-parents

Parents de nos parents, en vie ou non, les grands-parents sont souvent associés à une série de représentations réelles ou imaginaires dans lesquelles peuvent se mêler les idées de transmission, d’héritage, de complicité, voire parfois d’autorité… Selon la proximité à leur égard, ou au contraire un certain éloignement, selon l’établissement des liens opérés ou non, ils incarnent une génération avec laquelle on se sent par leur intermédiaire plus ou moins en correspondance, en questionnement, en écoute, en dialogue. Si l’on est grands-parents par la seule mathématique biologique, on n’en est pas pour autant perçu comme tels en raison des aléas de la vie et des situations hautement différenciées qu’elle peut susciter

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grand-mère

Mère du père ou de la mère, ayant à ce titre une position appelant une forme d’affection, de responsabilité, de transmission…

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grand-père

Père du père ou de la mère, ayant à ce titre une position appelant une forme d’affection, de responsabilité, de transmission…

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family

A more or less broad and evolving group of people linked together by blood or spirit, as a result of present (or past) unions with which we maintain (or not) close relationships - Framework of activities for many human groups, alone or in association with other groups of the same nature, referring to its modes of operation and its characteristics (be they hierarchical, affective, economic, etc.).


famille

Ensemble plus ou moins large et évolutif de personnes liées entre elles par le sang ou l’esprit, dans la conséquence d’unions présentes (ou passées) avec lequel on entretient (ou non) des relations de proximité – Cadre d’activités de nombreux groupes humains, isolément ou en association avec d’autres ensembles de même nature, renvoyant à ses modes de fonctionnement et à ses caractéristiques (hiérarchiques, affectives, économiques, etc.).

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child

A person considered in his/her relationship with his/her parents and more particularly in the first period of life - Should then be able to count on those who welcome him, their affection, their presence, their help to start in life - Does not always benefit from such conditions, when suddenly left to him/herself, to the exploitation of others, and to the difficulties of survival - Placed in the favorable conditions of protection and affection, may remember that other beings have conceived and loved him/her, in the long chain of life, of its biological and emotional continuity, and mutual assistance.


enfant

Individu considéré dans sa relation à ses parents et plus particulièrement dans la première période de la vie - Devrait alors pouvoir compter sur celles et ceux qui l’accueillent, leur affection, leur présence, afin de l’aider à s’élancer dans la vie - Ne bénéficie pas toujours de pareilles conditions, quand il est soudain livré à lui-même, à l’exploitation d’autrui, et aux impératifs de la survie - Placé dans les conditions favorables de protection et d’affection, peut gagner à se rappeler que des êtres l’ont conçu et aimé, dans la longue chaîne de la vie, de sa continuité biologique et émotionnelle, et de l’entraide mutuelle.

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Preah Thong and Neang Neak

Preah Thong and Neang Neak

The origins of the Khmer people ជនជាតិ ខ្មែរ
The union of an Indian prince and a Naga princess
Named respectively Preah Thong and Neang Neak

A hermit tells the prince
When sailing east, he would find land
And that it would become a great and prosperous kingdom ...

Fulfilling this dream,
Preah Thong fell in love with Neang Neak
And they got married soon after…

Traditional Khmer wedding ceremonies
Have never forgotten this first union…

"The night goes on
Dew is falling
The cold wind blows
Your hands warm my heart… ”
(From the song Preah Thong Tong Sbai)


Aux origines du peuple khmer ជនជាតិ ខ្មែរ
On trouve l'union d'un prince indien et d'une princesse Naga
Nommés respectivement Preah Thong et Neang Neak

Un ermite dit au prince
Qu’en naviguant vers l'est, il trouverait une terre
Qui deviendrait un royaume grand et prospère…

Accomplissant ce rêve,
Preah Thong tomba amoureux de Neang Neak
Et ils se marièrent peu de temps après…

Les cérémonies traditionnelles de mariage khmer
N'ont jamais oublié cette première union…

"La nuit se prolonge
La rosée tombe
Le vent froid souffle
Tes mains me réchauffent… »
(De la chanson Preah Thong Tong Sbai)

The goat and the khat

 


Conte yéménite d’après 'Alî Muhammad 'Abduh, hikâyât wa-asâîr yamaniyya, Dâr al-kalima, Sanaa, 1985

... On raconte qu’une jeune fille prit époux et que dès qu’ils furent mariés les amoureux partirent s’installer loin de la demeure de ses parents. Or ceux-ci voyant les mois passer, se languirent bientôt de leur enfant tant aimée. C’est pourquoi ils décidèrent de lui rendre visite. Le père comme la mère désiraient ardemment entreprendre ce voyage, mais celui-ci était long et périlleux. Aussi fut-il finalement conclu que seul l’homme s’y rendrait en prenant soin d’être accompagné de ses meilleurs amis. Le voyage débuta, et on chargea une brebis des victuailles et de l’indispensable khat, qui rend fort. Mais très vite, la fatigue se fit sentir et à la tombée de la nuit, les compagnons jugèrent plus sage de prendre des forces d’autant que le chemin était à présent plongé dans l’obscurité. Ils résolurent alors de s’arrêter à un jawal, petit refuge, le temps que la lune apparaisse et les éclaire de sa bienveillante lumière. Après s’être un peu restaurés, ils constatèrent que leur projet de reprendre la route nocturne serait bientôt compromis car la fatigue aidant, le sommeil commençait à les gagner. « Et si on prenait un peu de khat, proposa l’un d’eux » Aussitôt la joyeuse équipe se mit à mâcher les feuilles euphorisantes et la force ne tarda pas à les rejoindre. Mais, tandis qu’ils retrouvaient de l’élan, une autre conséquence ne manqua pas de se manifester. Dans leur euphorie, les sept amis eurent bientôt des visions. Et une forme d’inquiétude les gagna. N’était-on pas au cœur de la nuit, au moment où les esprit rôdent ! Et si l’un d’entre eux avait été dévoré par une bête sauvage. D’ailleurs, étaient-ils toujours sept ? Il fallait absolument se compter pour en avoir le cœur net. L’un d’entre eux débuta le décompte et, comble d’horreur, n’en trouva que six. Un autre le bouscula un peu, et se mit à recompter. Hélas il parvint au même résultat. Il faut bien dire que le khat agissant à la faveur de leurs excès, les encourageait à effectuer un calcul sans se compter eux-mêmes dans le lot. Et tous parvenaient à la conclusion qu’un membre du groupe avait été avalé par une créature monstrueuse. À cet instant, la brebis passant sa tête dans l’embrasure de la porte les en persuada. N’avait-elle pas des yeux de hyène ! Pauvre compagnon ! Des pleurs et des cris s’échappèrent de toutes parts car, à n’en pas douter, c’était là le sort qu’elle leur réservait à tous. Or un voyageur passant par-là ne tarda pas à les entendre. « Que vous arrive-t-il ? s’interrogea-t-il alarmé par tant de frayeur. Ils lui expliquèrent par le détail ce qui s’était passé et l’homme ne mit pas beaucoup de temps à s’apercevoir qu’ils étaient sous l’emprise du khat. D’autant qu’une odeur singulière inondait la pièce. Il leur proposa donc de vérifier leurs dires et se posta à l’entrée du jawal tout en demanda à chacun à son tour d’en sortir. Ils convinrent que c’était là une bonne idée et chacun franchit le seuil. À chaque passage, le voyageur asséna un grand coup de bâton dans le dos de l’infortuné en lui demandant de hurler le chiffre de son passage. « Un » hurla le premier tout en se tenant le dos tout endolori. « Deux » « Trois » … « Sept » Ainsi fut démontré à tous que la pauvre brebis n’avait rien à y voir et les sept compagnons se promirent de poursuivre leur voyage en modérant leur consommation de khat.

The child of the dike …

 


L’enfant de la digue...
(D’après Mary Mapes Dodge. 1865. Les Patins d’Argent)
Hans Brinker était un petit garçon des belles étendues de Hollande, habitant dans la commune de Spaarndam. Amoureux de ce « pays » que l’on a qualifié de « bas » en raison de son souci constant du niveau des eaux, il vivait comme beaucoup de ses camarades et compatriotes proche d’une digue. Et c’est naturellement qu’il empruntait chaque soir le chemin qui la longeait afin de rentrer chez lui. Rien de bien particulier ne s’y passait. Pourtant un soir, alors qu’il revenait à la maison à vélo, fredonnant un air avec insouciance, un bruit inattendu attira son attention. De quoi pouvait-il bien s’agir ? Hans jeta un œil en bas de la digue et un frisson le gagna. Une toute petite brèche laissait passer un filet d’eau. Ô quiconque ne connaît pas la puissance de l’eau, et sa capacité à renverser tous les obstacles placés sur sa route, n’y aurait sans doute pas prêté attention. Mais Hans, comme tout un chacun ici, était un vrai connaisseur des dégâts qu’elle peut occasionner et il se précipita donc au bas de la digue. Que faire ? Personne aux environs… Aucune possibilité de colmater cette petite brèche. Il n’hésita pas plus longtemps et glissa son doigt dans l’interstice d’où s’échappait l’eau. Le « bouchon » fonctionna à merveille. Jusqu’à quand ? Il était soudain prisonnier de la digue mais il savait que c’était son devoir de se comporter ainsi. Alors Hans patienta, et nul ne vint davantage durant l’heure qui s’écoula qui lui parut désespérément longue. Son doigt était enflé à présent, et une douleur communiquée à travers le bras gagnait tout son corps. Le regard perdu au loin à la recherche d’une aide providentielle, Hans savait que la nuit bientôt viendrait. Ce qu’elle fit, inéluctablement. Et de longues et interminables heures, à moins que ce ne soit des siècles, se succédèrent. Au petit matin, le premier passant, un pasteur dit-on le retrouva, transi de douleur, grelottant de froid. Hans avait sauvé le village. Et il devint naturellement un héros. Si vous passez par Haarlem, ne manquez pas de faire un détour par sa statue qui se dresse sur l'une des écluses entrecoupant la digue de Spaarndam.

Yu Gong moves the mountains…

 


愚公移山 - Yu Gong déplace les montagnes... Yu Gong dont le nom signifie « vieux sot » était un paysan qui pouvait être fier de sa progéniture. Sa famille était prospère, même si cela demandait bien des efforts pour l’alimenter. Efforts d’autant plus importants que deux montagnes entravaient la route qui séparait les champs de la maison. Alors qu’il était déjà bien âgé, Yu Gong prit la décision de les déplacer. Son épouse, ses enfants tentèrent de l’en dissuader, mais rien n’y fit d’autant que la piété filiale ne pouvait se permettre une remise en cause de son autorité... C’est ainsi que toute la famille s’employa à attaquer les montagnes à coups de pioche tout en enlevant les remblais loin de là. Leur projet ne manqua pas d’attirer l’attention du village et les voisins vinrent de toutes parts pour s’associer au vieil homme et aux siens. Au bout de quelque temps l’Empereur Céleste lui-même en fut averti. Ce dernier, ému par l’audace et la valeur de cette œuvre collective, choisit d’envoyer deux immortels qui achevèrent de porter les montagnes loin de là. Et voilà pourquoi Yu Gong parvint à déplacer la montagne.

Baba Yaga: a Russian classic tale…

 


Il était une fois un homme qui se remaria. Il avait déjà une fille et malheureusement, sa belle-mère lui voulut aussitôt du mal. Un jour, elle lui demanda d’aller voir sa sœur qui habitait assez loin, pour lui demander une aiguille et du fil. La petite-fille mit un fichu rouge sur sa tête et partit pour accomplir sa mission. Mais en chemin, un doute lui vint. Aussi préféra-t-elle s’arrêter auparavant chez sa vraie tante, une brave dame qui l’accueillit avec plaisir. Alors qu’elle venait de lui raconter quelle était sa mission, sa tante s’écria : « Ô ma pauvre enfant, sais-tu que la sœur de ta marâtre n’est autre que Baba Yaga, la terrible ogresse ! » La petite-fille trembla de tout son corps, mais ne se découragea pas pour autant d’autant que sa brave tante lui conseilla d’apporter du jambon pour le chat, de l’huile pour la barrière, un ruban rouge pour le bouleau, enfin du pain tendre pour les chiens. Ainsi rassurée, la petite-fille arriva chez l’ogresse. « je suis venue t’emprunter du fil et une aiguille, lui dit-elle tentant de masquer sa terreur. » Baba Yaga s’en réjouit et tandis qu’elle passait dans la pièce d’à-côté, demanda à cette petite sotte de patienter en tissant. C’est alors que la petite-fille l’entendit exprimer sa joie à sa servante : « J’ai un beau repas pour le dîner, prépare-moi un bon feu ! » La servante vint avec du bois dans la pièce et la petite-fille lui sourit. Celle-ci lui offrit même son fichu rouge et la vieille domestique le mit aussitôt sur sa tête. Baba Yaga appela pour savoir si la petite-fille continuait à tisser : « Oui, ma tante, lui répondit-elle ». Mais elle s’apprêtait plutôt à s’enfuir. À ce moment-là, un chat effrayant bondit devant elle prêt à lui crever les yeux. Mais se souvenant des conseils de sa bonne tante, elle lui donna un morceau de jambon. Quand il l’eût fini, elle lui demanda : « Comment puis-je m’enfuir ? » « C’est simple, la conseilla le chat, prends cette serviette et ce peigne, et si Baba Yaga te rejoint, jette d’abord la serviette par terre ! Et si elle te rattrape de nouveau, jette le peigne ! » Alors la petite-fille sortit de la maison. Il ne fallut pas longtemps pour qu’elle se trouve devant la barrière qui voulut lui bloquer le passage. Toutefois, elle avait une petite burette d’huile pour l’amadouer et après l’avoir versé, la barrière fut si satisfaite qu’elle s’ouvrit complètement. À son tour le bouleau voulut l’arrêter, et tournoya violemment devant elle. Mais la petite-fille noua un ruban à une branche, et le bouleau se redressa calmement. Enfin deux chiens monstrueux voulurent à leur tour lui bloquer le passage. Elle se contenta de leur donner du pain tendre, et ils l’acceptèrent de bon cœur. Il ne lui restait désormais qu’à prendre ses jambes à son cou. Pendant ce temps BabaYaga avait fini par découvrir sa fuite et s’en prenait à tout le monde, frappant et vociférant. Mais chacun eût tôt fait de lui signaler que la petite-fille avait en une seule journée été plus gentille que Baba Yaga depuis des années ! Alors l’ogresse furieuse se mit à courir après son dîner. La petite-fille l’entendant gagner du terrain se souvint de ce que lui avait conseillé le chat et jeta la serviette par terre. Aussitôt celle-ci se transforma en une rivière si large que même l’ogresse ne put la franchir. Baba Yaga n’était pas à court d’idées : elle s’empressa d’aller chercher ses trois puissants bœufs et de leur soif immense, ils parvinrent à boire l’eau de la rivière jusqu’à sa dernière goutte. De nouveau Baba Yaga menaçait la petite-fille qui jeta alors le peigne. La plus luxuriante des forêts sortit de terre et cette fois-ci l’ogresse dut renoncer à la poursuivre. À bout de souffle, la petite-fille regagna enfin la maison où son père inquiet l’attendait. Elle lui fit le récit de tout ce qui s’était passé, et le brave homme décida sur-le-champ de sortir son fusil et de tuer la marâtre. Et le bonheur revint dans sa maison qui plus jamais ne désunit le père et sa fille.

Once upon a time there were two enemy brothers, Osiris and Seth …

 


Il était une fois deux frères ennemis, Osiris et Seth…

Osiris était fils de Geb, dieu de la terre, et de Nout, déesse du ciel. Il était aussi le frère de Seth. Or à sa mort, Geb décida de partager son royaume en deux. Partage bien inégal puisqu’il confia à Osiris les terres fertiles, et à Seth les terres rouges du désert. De quoi, on le comprendra, nourrir beaucoup de rancune chez l’infortuné Seth. Puis Osiris épousa Isis et on dit que leur union fut heureuse. Ils dispensèrent leurs bienfaits aux hommes, Osiris leur apportant la culture du blé, la pêche, et Isis la médecine, le tissage. Mais Seth ne s’avoua pas vaincu, et il attendit patiemment son heure. Lors d’un banquet auquel il avait convié 72 de ses amis, il proposa à chacun des convives de s’allonger dans un coffre promettant de l’offrir à celui qui y tiendrait parfaitement. Les complices de Seth s’y essayèrent mais aucun d’eux n’avait la taille voulue. C’est lorsque le tour d’Osiris arriva que tous purent constater qu’il y tenait à merveille, le coffre semblait fait pour lui. En vérité il l’était. Tant et si bien que les auteurs du complot, Seth en tête, fermèrent le coffre sur lui puis le jetèrent dans les eaux du Nil non loin de Byblos. Osiris s’y noya. Mais Isis, épouse fidèle, n’avait pas dit son dernier mot. Elle partit en quête de son corps et, finit par le trouver. Elle le ramena en Egypte. Toutefois Seth profita d’un moment de relâchement pour découper le corps et en éparpiller les morceaux. Isis partit une nouvelle fois à leur recherche et à chaque fois qu’elle en trouva une partie, l’ensevelit sur place. C’est ainsi qu’elle enterra la tête à Abydos, le cou à Héliopolis, et ainsi de suite. Seul son sexe avait été avalé par un crocodile. Puis elle reconstitua son corps, et grâce à l’aide d’Anubis, se fit féconder. Horus devait naître de leur union. Elle embauma le corps, initiant la première momie, et c’est ainsi qu’Osiris devint le seigneur de l’Au-Delà, présidant à la pesée des âmes, assisté de Thot et Anubis. Quant à Horus, dieu à tête de faucon, dont le nom signifie « vengeur de son père », il s’opposa bientôt à Seth, dans une lutte sans merci. Il devait y perdre un œil* mais y gagner l’admiration de tous, devenant ainsi le symbole de la piété filiale.

The Great Epics of Ramayana…

 


Le Ramayana conte l’histoire du grand Rama, septième avatar de Vishnu, qui partit combattre le démon Ravana retranché à Sri Lanka… Son père était le roi d’Ayodhya, Dasaratha, lequel à cette époque n’avait pas de descendance mâle et en était affligé. En ce même temps, les dieux se désolaient du pouvoir du roi des démons Ravana qui empêchait les rites sacrés et contre lesquels ils étaient impuissants. C’est pourquoi Vishnu décida de redescendre sur Terre, sous forme humaine, car si les dieux ne pouvaient le contraindre, un homme lui pouvait vaincre Ravana. Les épouses de Dasaratha furent conviées à boire un philtre magique, et tombèrent simultanément enceintes : quatre fils en naquirent, Rama, Lakshamana, Bharata, Satrughna. Rama et Lakshamana furent très tôt complices, et fort jeunes, ils ne manquèrent pas de prouver leurs exploits. C’est ainsi qu’ils mirent à mal une démone et des cascades de fleurs de lotus se déversèrent sur eux. De même le roi Janaka avait promis que quiconque parviendrait à domestiquer l’arc de Shiva (que 500 hommes ne parvenaient à soulever) emporterait la main de sa fille Sita. Or à peine Rama le prit-il entre ses mains qu’il se brisa. Dasaratha sentait venir sa fin et naturellement il voyait en Rama le plus digne des successeurs. Hélas, l’une de ses épouses lui rappela qu’il avait promis le trône à son fils. Fidèle à sa parole, il dut se résoudre à le lui accorder et exila Rama. Lakshamana et Sita décidèrent de le suivre. 10 années d’errance les menèrent à Panchavati où ils prirent résidence. Quelque temps plus tard une démone, métamorphosée en belle servante, tenta de se rapprocher de Sita. Mais Lakshamana lui coupa le nez et les oreilles. Ravana averti de l’affaire, conçut dès lors un stratégème pour les perdre. Il envoya tout d’abord un magnifique cerf blanc qui appâta Rama. Celui-ci décidé à le chasser traça un cercle magique autour de la demeure pour protéger son épouse. Mais Ravana, dans toute sa ruse, s’en approcha sous les traits d’un vieux mendiant et hors du cercle, pria Sita de le nourrir. Ne se méfiant pas, celle-ci tomba dans le piège et il l’enleva sans difficulté. Rama et Lakshamana durent alors mener d’intenses recherches pour la retrouver. Au cours de ces tentatives, ils s’associèrent les mérites de Sugriva, le chef de l’armée des singes. Ceux-ci partirent dans toutes les directions et seule l’armée conduite par Hanuman tarda à rentrer. Pour cause, ils avaient trouvé où Ravana détenait Sita : sur l’île de Sri Lanka. Il parvint à franchir les mers et fit savoir à Sita que Rama n’avait pas abandonné. Puis il revint avec l’un de ses anneaux et en informa Rama qui prit aussitôt la route. Grâce à la construction d’un pont magique, une impressionnante armée s’abattit sur Ravana. Mais celui-ci ne manquait pas de ressources, et les pertes furent terribles. Lakshmana fut ainsi gravement blessé, et Rama lui-même sentit les forces lui manquer. Heureusement les herbes médicinales du Mont Kailash, Surya le dieu-soleil, et in fine l’arme de Brahmâ, parvinrent à vaincre les démons et à tuer Ravana. Rentrés victorieux à Ayodhya, on ne tarda pas toutefois à douter de la vertu de Sita. N’aurait-elle pas été séduite par le démon Ravana ? C’est pourquoi elle se retira en forêt avec l’aide de Lakshamana auprès du sage Vâlmîki. Et c’est là qu’elle enfanta des jumeaux Kusa et Lava, auquels elle apprit l’épopée du Ramayana. Ils devaient quelques années plus tard le conter devant Rama à Ayodhya et tous purent aisément reconnaître en eux, ses fils légitimes. Sita ne manqua pas d’être alors rappelée auprès de lui...

The History we were told as children

The image that we have of other peoples, or of ourselves, is associated with the History that we were told when we were children… On this representation which is also for everyone a discovery of the world, of the past of societies, are then grafted opinions, fleeting or lasting ideas, like a love ... while the traces of our first curiosities, our first emotions remain indelible.


L'image que nous avons des autres peuples, ou de nous-mêmes, est associée à l'Histoire qu'on nous a racontée quand nous étions enfants… Sur cette représentation qui est aussi pour chacun une découverte du monde, du passé des sociétés, se greffent ensuite des opinions, des idées fugitives ou durables, comme un amour… alors que demeurent indélébiles les traces de nos premières curiosités, de nos premières émotions.

141/200marriage

In September 1948, Ruth Williams and Seretse Khama who was to become the 1st President of Botswana in 1966, got married in London. (English lg, Tswana lg)


en septembre 1948, Ruth Williams et Seretse Khama, qui deviendra le 1er président du Botswana en 1966, se marient à Londres.

What is marriage? How to define it? What are the codes of marriage? How are they enforced - or not enforced? How important has marriage been throughout the history of societies? How has marriage been organized? With what rules? What are the prohibitions? How can it be interrupted during the lifetime or not of those who contracted it? How does the present world rethink the idea and rules of marriage? In what way does the digital intervene in the field of marriage?... (to be completed)

Qu’est–ce que le mariage ? Comment le définir ? Quels sont les codes du mariage ? Comment les respecte–t–on – ou pas ? Quelle a été l’importance du mariage tout au long de l’histoire des sociétés ? Comment s’est organisé le mariage ? Avec quelles règles ? Quels interdits ? Comment l’interrompre du vivant ou non de celles ou ceux qui l’ont contracté ? Comment le monde présent repense–t–il l’idée et les règles du mariage ? De quelle manière le numérique intervient–il dans le champ du mariage ?... (à compléter)

140/200sibling

In Nigeria, Igbo-Ora is one of the world capitals of twins – Others are Kodinji in India and Cândido Godói in Brazil. (Yorouba lg)


Au Nigéria, Igbo-Ora est l'une des capitales mondiales des jumeaux - les autres sont Kodinji en Inde et Cândido Godói au Brésil.

What is a brother or a sister? How to define them? How are siblings an essential component of families? How are they constituted? With what division of status, roles, tasks...? How have societies & cultures marked this relationship within siblings? How has it evolved? What is the situation today according to the societies?... (to be completed)

Qu’est-ce qu’un frère ou une sœur ? Comment les définir ? En quoi les fratries sont-elles une composante essentielle des familles ? Comment se constituent-elles ? Avec quelle répartition des statuts, des rôles, des tâches… ? Comment sociétés & cultures ont-elles marqué cette relation au sein des fratries ? Comment a-t-elle évolué ? Qu’en est-il aujourd’hui selon les sociétés ?... (à compléter)

138/200parent

Alma-Ata, former name of Almaty Алматы, is said to mean “Grandfather Apple”. (Kazakh lg, Cyrillic wr, Latin wr)


Alma-Ata, ancien nom d'Almaty Алматы, signifierait « Grand-père Pomme ».

What is a parent? How to define it? What place do parents take in the family? From protection to authority, from accompaniment to indifference, what about their role, how to fulfil it? Relationship to others, to society, to gender... how is the notion of parent evolving? How will it continue to evolve? How can digital technology contribute to this?... (to be completed)

Qu’est-ce qu’un parent ? Comment le définir ? Quelle place prennent les parents au sein de la famille ? De la protection à l’autorité, de l’accompagnement à l’indifférence, qu’en est-il de leur rôle, de la manière de le tenir ? Rapport aux autres, à la société, au genre… comment évolue la notion de parent ? Comment continuera-t-elle d’évoluer ? En quoi le numérique peut-il y participer ?... (à compléter)

137/200family

The endangered São Tomé ibis is classified as a distinct species of birds. (Portuguese lg)


L'ibis São Tomé, en voie de disparition, est classé comme une espèce d'oiseau distincte.

What is family? How to define it? How did the idea of family develop? What relationships were privileged within the various forms of kinship? What is the importance of the family - or not - in the contemporary context? What can we expect - or not expect - from the family? How does intergenerationality play a role? What effects does the digital age have on the very idea of the family - its interrelationships and its durability? (to be completed)

Qu’est-ce que la famille ? Comment la définir ? Comment s’est développée l’idée de la famille ? Quels rapports ont été privilégiés au sein des diverses formes de parenté ? Quelle est l’importance de la famille – ou non – dans le contexte contemporain ? Que peut–on attendre – ou pas de la famille ? Comment l’intergénérationnel joue–t–il un rôle ? Quels effets a le numérique sur l’idée même de la famille – ses interrelations et sa pérennité ?... (à compléter)

139/200child

Grace Kelly and Rainier III, Prince of Monaco, had three children: Caroline, Albert, and Stéphanie. (Monégasque lg, French lg)


Grace Kelly et Rainier III, prince de Monaco, ont eu trois enfants: Caroline, Albert et Stéphanie.

What is a child? How to define it? What place do children take in the family? From their growth to their maturity, how does the status of children evolve? How have children been considered in the march of the world? What rights have they been granted, or not? How does the consideration of children teach us about the way we perceive humanity? How does the digital environment take into consideration - or not - the singularity of children in terms of access, protection, uses...? (to be completed)

Qu’est-ce qu’un enfant ? Comment le définir ? Quelle place prennent les enfants au sein de la famille ? De leur croissance à leur maturité, comment évolue le statut des enfants ? Comment a-t-on considéré les enfants dans la marche du monde ? Quels droits leur a-t-on accordés, ou non ? En quoi la considération des enfants instruit-elle de la manière dont nous percevons l’humanité ? Comment l’environnement numérique prend-il – ou non – en considération la singularité des enfants en matière d’accès, de protection, d’usages… ?... (à compléter)


Kodomo no Hi

Originally called Tango no sekku (端午の節句), and first celebrating boys and recognizing fathers, it became Children's Day (こどもの日, Kodomo no Hi) in 1948.


D'abord appelée Tango no sekku (端午の節句), et célébrant les garçons et reconnaissant les pères, elle est devenue la Journée des enfants (こどもの日, Kodomo no Hi) à partir de 1948.

Child - Patricia Grange

Mot-refuge, mot-bénédiction, mot-autel, mot-piédestal idéalisé , mot-parfums, mot-saveurs qui fait danser les âmes qui me protègent de leurs paumes , mot-coquillage porté à l’oreille de mes cauchemars , mot-cocon où lover les blessures de l’adulescence.

Patricia Grange
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